Au XVIIIème siècle s'ouvre une ère nouvelle pour le diamant, grâce à la découverte, par hasard, des gisements diamantifères du Brésil.

C'est en 1725, dans la province du Mina Gérais, qu'un colon portugais aurait reconnu des diamants, dans les pierres cristallines dont se servaient des orpailleurs en guise de jetons pour leurs parties de cartes. Les pierres sont envoyées à Amsterdam pour expertise, et en 1730, les terrains diamantifères sont déclarés propriété de la couronne. Un siècle plus tard, la colonnie ainsi formée va devenir Diamantina. Cette découverte fut d'une telle importance, que de 1730 à 1735, elle diminue par quatre le prix du diamant. On cru, à l'époque, que la production serait illimitée et l'exploitation des plus faciles. Certains, croyant que les diamants deviendraient aussi communs que de vulgaires cailloux, se refusaient à en acheter. Mais malgré l'abondance de l'offre, le prix du diamant taillé ne subit aucune influence, de 200 F or/carat le brillant en 1860, à 530 F or/carat en 1867.
L'accession des classes moyennes à une certaine aisance permet de démocratiser le luxe et de rendre populaire le bijou de diamants ; absorbant ainsi, des quantités supérieures de production. La source se tarie, et la production du Brésil ne fait que diminuer.

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